Message important de la Ferme de Budé

20 septembre, 2022

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ma-terre relaie ici un appel à solidarité important de notre partenaire La Ferme de Budé:

Chèr-es client-es,

La Ferme de Budé traverse une période difficile depuis la fin des mesures Covid ; nous observons depuis le printemps 2022 une diminution sensible de notre chiffre d’affaires et l’été fût historiquement calme. Notre cas n’est pas isolé, beaucoup d’autres agriculteur-trices de la région ainsi que des commerces de proximité sont touché-es par une nette baisse de fréquentation. Suite à l’expérience bouleversante du Covid, nous nous attendions à des changements importants, mais nous avons aujourd’hui de la peine à identifier les principales causes de cette baisse des ventes qui menace malheureusement l’avenir de notre commerce.

Pourtant, durant le premier confinement, l’engouement populaire pour l’agriculture de proximité et les circuits courts nous avait laissé espérer une prise de conscience face à la mondialisation agro-alimentaire et ses conséquences néfastes.

Il nous paraît important de brièvement rappeler ici que :

  • Trois fermes disparaissent chaque jour en Suisse, car l’agriculture s’industrialise afin de baisser ses coûts de production et pour répondre à la pression du toujours moins cher de la grande distribution. Nous savons maintenant que ces processus d’industrialisation en agriculture sont néfastes pour l’environnement et qu’ils sont en partie responsables de l’accélération du dérèglement climatique. La Ferme de Budé privilégie donc des moyens de production artisanaux, respectueux de l’environnement avec une empreinte carbone faible.
  • Ainsi, que ce soit dans notre propre production ou celle que nous revendons, nous privilégions la proximité et la culture biologique. Seul le bas coût du pétrole a pu rendre imaginable de délocaliser près de la moitié de notre production alimentaire à l’étranger. Nous devons inverser cette tendance, à fortiori avec les incertitudes actuelles : c’est pourquoi il est nécessaire de soutenir les réseaux locaux.
  • La main-d’œuvre en agriculture est majoritairement sous-payée. La pression exercée sur les producteur-trices crée parfois ce triste paradoxe où les ouvrier-ères agricoles n’ont pas de quoi se nourrir décemment, avec des produits sains et de qualité. En Suisse, sans les paiements directs qui aident financièrement les exploitations agricoles, la plupart de celles-ci seraient en faillite. À la FDB, nous sommes payé-es 25.- brut de l’heure, sans subvention, mais actuellement nous devrions gagner moins de 20.- de l’heure pour ne pas être déficitaires, bien en dessous du salaire minimum genevois.

Nous croyons en nos valeurs de micro-maraichage bio et local, de transformation artisanale et nous ferons tout pour que ces valeurs continuent de progresser et notre offre d’exister. Nous réfléchissons à adapter nos horaires d’ouverture, nous cherchons comment améliorer notre offre et notre accueil au marché, ainsi que des solutions pour nous faire mieux connaitre. Nous pensons également à nous adapter aux nouvelles formes de commerce. À cette fin, nous allons vous faire parvenir un questionnaire afin de connaitre vos éventuelles critiques, envies et besoins.

Nous avons plus que jamais besoin de vous : soutenez l’agriculture locale et biologique en venant faire vos courses à la Ferme de Budé ! Nous vous remercions par avance de nous aider à nous adapter à la situation actuelle.

MERCI !

Les 20 employé-es de la Ferme de Budé